Claude-Catherine Suri

« Les hommes avaient commencé à s’enraciner depuis une dizaine d’années déjà. Les premières fois, ce fut si terrifiant que la panique s’était emparée de la ville. Maintenant, c’était la routine. Tous les hommes avaient désormais pris racine quelque part et dès leur quinzième anniversaire, les jeunes garçons poussaient leurs premières radicelles. »

Sept petits cauchemars pour se faire peur et se rassurer d'être bien à l'abri dans la vie ordinaire.

L'être inversé : 7 €

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 Au 11 de la rue Charlie-Chaplin, il y a Joaquin, l'horloger fou de son métier, les époux Boisgonthier qui visitent les gares par ordre alphabétique, les jumeaux Arnold et Arnolf inséparables et imprévisibles, il y a la boutique de déguisements de Kazimoglu et le salon de polymancie de Palmyre, une dynastie de chats, des enfants en communauté dont les parents s'occupent à tour de rôle, Augustin et ses trolleybus imaginaires. La vie est belle, jusqu'au jour où un promoteur immobilier flanqué d'un architecte se présentent avec des projets de "valorisation" de la maison et à la clé, l'expulsion des locataires. Mais ils ne savent pas à quoi ils s'attaquent…Peut-être aurait-il mieux valu y réfléchir à deux fois avant de donner l'assaut à cette nef des dingues où tout, absolument tout, peut arriver.

 

L'architecte aimait trop les loukoums : 15 €

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 Hier quand j'ai commencé ce journal, j'ai oublié d'indiquer la date. Nous sommes aujourd'hui le 13M-4L-245, soit le treizième midi de la quatrième lune, le 245ème hiver après l'Incident Majeur. Et moi j'ai exactement 14 hivers, huit lunes et six midis. Mes quatre frères et sœurs nés complets sont plus jeunes. Il y en a eu encore deux autres, trop fragmentaires, qu'il a fallu ensevelir aux marais. Suzuki Swift, mon plus petit frère, a quatre hivers. Il est insupportable. Il pique des crises, arrache son masque et sectionne les vers luisants ce qui nous prive de lumière. Il se cache dans les ferrailles, on le perd et c'est moi qui me fais gronder :

— Tu n'as qu'à surveiller ton frère. Et surtout, qu'il ne recommence pas à boire de l'eau de pluie, ses cheveux viennent tout juste de repousser, gueule maman, à bout de nerfs.

 — Et ben, t'avais qu'à pas le faire, ce mioche ! que je réponds, et je me prends une claque aussi sec.

 Marre. J'en ai marre.

Il y a des choses bien plus importantes dans la vie que de pondre sept mômes, il me semble. Par exemple, l'Histoire. D'où on vient, où on va. Chercher comment vivaient les gens avant, étudier les vestiges...

Quoiqu'en pensent les ignorants, ce journal ne va pas servir à rien. Je le cacherai dans la terre ; un jour, dans mille hivers ou peut-être même plus, des archéologues le découvriront et apprendront comment nous vivons maintenant, en A 40. Ça les aidera sûrement à faire avancer l'Histoire.

Moi,Toyota Yaris, de la famille Iveco Calberson, F 6089 DX 34, quand je serai grande, je serai archéologue.

 

Incident majeur : 13,17 €

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CRUELLE TRAGÉDIE AUX THERMES DU GRAND HOTEL

UN CURISTE SOMBRE DANS LES EAUX TRAITRES

 

NOUVELLES ATROCITÉS AU PALACE DE L'ÉPOUVANTE 

LA BARONNE PATAFIEU ENTIÈREMENT CALCINÉE !

 

APOCALYPSE AU GRAND HÔTEL

LE DIRECTEUR S'IMMOLE DANS LES FLOTS DÉCHAÎNÉS PAR SA FOLIE

 

Rien ne va plus au Grand Hôtel de Boulle-les-Bains : un curiste par jour s’y fait assassiner au nez et à la barbe de la maréchaussée, qui fait avec brio la preuve de son incompétence. C’est la descente aux enfers pour l’hôtelier Deburoy ; il voit le nombre de ses clients décroître au même rythme que la qualité gastronomique de son établissement. Le Juge Anthène de Criquet finit par trouver la clé de l’énigme… mais est-ce vraiment la bonne ?

 

Un polar uburlesque à ne pas prendre au sérieux !

 

Fango funèbre au grand hôtel : 12,65 €

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nouvelles

 

Voici enfin des nouvelles fraîches d’un monde semblable au nôtre. Quoique… Un piano sur un toit, c’est déjà moins banal qu’un violon, surtout quand le piano sert de port d’attache à des animaux perdus de vue, au détour d’une petite annonce. Un baptiseur de rues, on n'en rencontre pas tous les jours. On dira donc « un monde-semblable-au-nôtre-quoique ». Par souci d’exactitude et puis aussi parce que nous ne sommes pas, nous, envahis par les chronophages et les chronovores. Tandis que là-bas, malheur à celui qui ne distingue pas le premier, originaire d’Europe, du second, une mutation nord-américaine. Tous deux se nourrissent du temps, mais de manière bien différente. D’où la nécessité de les distinguer, sans quoi… un plombier dézingueur pourrait bien s’occuper de vous. Eh quoi ? Il n’y a pas de sot métier ! Il faut bien vivre. C’est en tout cas ce que dit le poinçonneur des lilas, que croise quelquefois le plombier pendant le turbin.

On délocalise aussi dans ce « monde-semblable-au-nôtre-quoique ». Ainsi, les vieux ou plus exactement les maisons de retraite, qu’on a déplacées en Chine où les salaires sont plus bas. Alors forcément, les vieux ont dû suivre. Ce n'est pas ici que ça pourrait arriver, une histoire comme ça. Quoique…

 

Le plombier dézingueur : 10,72 €

Le plombier dézingueur (e.book) : 5,80 €

 

 

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